Les membres de l'Atelier

 

  • Yannick Barazer : Né dans l'Outre-Forêt alsacienne (Unteremwald) en 1969 avec un ancrage ascendant nord-finistérien. Un séjour marquant l'enfance de deux années à la corne de l'Afrique: Djibouti, porte de la Mer Rouge. Une adolescence chaotique au nord de l'Ile-de-France en bord d'Oise.Suivent une douzaine d'années d'errances psychédéliques fortement teintées de mysticisme naïf et brut entre la Rue et plusieurs séjours en Inde (deux années en tout) pour arriver à la trentaine en vallée de la Drôme [Diois, contreforts sud du Vercors, 5.31 Est/44.75 Nord]. Là je rencontre la géopoétique et amorce la conversion.
    Artiste plasticien, je situe publiquement ma démarche comme d'orientation géopoétique. Conscient de la discipline nécessaire à l'approche du monde ouvert, je conserve en formule-source ces mots de Kenneth White lors d'un premier entretien via courriel : «ni imaginaire, ni symbolisme, ni mythologie» : pour horizon une relation nue à la réalité physique, un corps à corps avec le monde.
    Espace/lumière [géométrie/couleur],
    Nord/Sud/Est/Ouest,
    calendrier luni-solaire,
    haut/bas, loin/près, chaud/froid,  avec la gamme entière des nuances,
    le trait, le pas, le souffle...
    La palette est riche, l'ascèse radicale: yoga géopoétique.
    Sur ce site un aperçu de mes créations: http://yannickbarazer.eu
  • Nicolas Boldych : Originaire des Alpes, hautes, les pérégrinations familiales l'ont fait dériver très jeune vers le Sud languedocien, de l'autre côté du Rhône. Entre la garrigue et les prairies alpines son cœur n’a jamais balancé. C’est vers les secondes qu’il revient naturellement tentant de les réinvestir par la marche. Pour concrétiser son goût pour les langues il a passé un DEA de linguistique et entrepris, parallèlement à son métier de professeur de français langue étrangère, un doctorat portant sur les langues slaves ; toujours en travaux. Mais ce sont surtout ces séjours  dans divers pays  du grand Est européen (Macédoine, Russie, Tchéquie, Estonie)  qui lui ont permis de passer d’un simple intérêt à une pratique. Ces séjours ont été en outre l’occasion de découvrir le « large visage » de l’Europe, les différentes déclinaisons d’une même Babel (Prague, Tallinn, Milan, Bruxelles), mais aussi d’élargir le domaine de la marche : plages estoniennes ou flamandes, rives de la Volga, montagnes de Macédoine. La mise en mouvement du corps et de l’esprit que suscite la  balade, erratique ou au contraire très balisée, lui donne le sentiment de saisir la cohérence d’un territoire, de renouer avec une réalité en jachère. Il tente d'en rendre compte par des textes, des dessins, des cartes. L’exploration  du dehors lui permet en retour de fréquenter avec plus de sérénité la Babel en construction, ainsi que d'identifier les différentes passerelles qui pourraient relier la ville à son invisible dehors.
  • Fred Griot : 1970. né entre Alpes et Lyonnais, d'une veine paysanne et d'une veine bourgeoise, entre rocher, neige et bibliothèque… mélange qui sera une richesse, sans doute… mène un travail de lang depuis toujours, poésie et prose. travail d'une matière organique, basale, racine. essaie de dire en parole claire.
    via l'écrit… le trait, la trace, le net, l'édition… et la voix (dont le trio parl# : Griot, Groleau, Panama).
    une quinzaine de livres édités : la plui et book 0 chez Dernier Télégramme, cabane d’hiver chez ERR, plateau chez Maelström, Refonder chez publie.net…
    lectures, concerts, résidences et collaborations à Paris, Lyon, Marseille, Prague, Bratislava, Budapest, Bruxelles, Québec, entre autres…
    a participé aux éditions publie.net et au site remue.net pendant plusieurs années. chargé de cours d'édition numérique en universités (Sorbonne, Poitiers).
    a voyagé souvent seul, au hasard, à pied ou en train presque toujours. quand il n’écrit pas : métier de dehors et d’escalade.
    n'ayant pas abouti, écrit toujours, aggrave, enfonce le clou.
    et tout le reste sur son site-atelier...
  • Régis Poulet : Tourné vers les sciences de l’immense comme l’astronomie (longtemps pratiquée dans une association) et la géologie (étudiée pendant quelques années à l’université) — lesquelles ont failli se rejoindre pour lui dans la pratique de la planétologie comparée ; attiré par la beauté du vivant animal, notamment par les oiseaux qu’il aime photographier, par la complexité de l’humain dont il a étudié la littérature et les constructions mentales jusqu’à une thèse sur L’Orient : généalogie d’une illusion ou encore, plus léger, un Dictionnaire des idées reçues sur l’Orient et l’Asie ; amateur de grands espaces mais heureux d’arpenter des journées entières quelques ares — il cherche et il transmet à des gens de tous âges : c’est son métier et son temps libre, en face à face ou sur la toile. La géopoétique est dans ce paysage la pierre qui met en mouvement l’espace mental en toutes directions. Après avoir relancé l'Atelier du Rhône avec Yvan Dendievel en 2011, il est devenu président de l'Institut international de géopoétique en 2013 et a publié un livre d'entretiens avec Kenneth White : Panorama géopoétique (2014) et  un essai géopoétique sur l'art pariétal : Le vol du Harfang des neiges (2015).

     

 

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